Qu'est-ce qu'un psaume ? D’où vient le mot « psaume » et quelle est son étymologie ? Quel est le lien entre la musique et les psaumes ?
Le psaume 150 invite le lecteur à faire résonner tout un immense répertoire d’instruments. Il évoque en effet le son du cor, de la harpe et de la cithare, du tambour, des flûtes, ou encore des cymbales ! Et ces instruments n’ont évidemment pas disparu aujourd’hui.
Proche de la harpe et de la cithare, voici une entrée en matière au son de la kora, instrument à cordes très populaire d’Afrique de l’Ouest. C’est ici le grand artiste malien Ballaké Sissoko qui ouvre notre numéro en musique, pour accompagner la lecture du psaume en rythme et en accords !
Le psaume 150 est le dernier du Psautier. Il résonne tout en musique.
Alléluia ! Louez Dieu dans son [lieu] saint, louez-le dans le firmament de sa puissance !
Louez-le pour ses hauts faits !
Louez-le selon l’immensité de sa grandeur !
Louez-le au son du cor,
Louez-le par la harpe et la cithare,
Louez-le par la danse et le tambour,
Louez-le par les cordes et les flûtes,
Louez-le par les cymbales sonores,
Louez-le par les cymbales triomphantes !
Que tout ce qui respire loue YHWH ! Alléluia !
Historiquement, tout comme ses voisins d'Égypte, de Mésopotamie et de Canaan, Israël a, dès ses origines, pratiqué la poésie cultuelle.
Ce trésor artistique religieux d'Israël est conservé dans le psautier (le livre regroupant les 150 psaumes de la Bible). Le psautier est une véritable bibliothèque constituée principalement de prières individuelles ou collectives qui ont été le plus souvent attribués au roi David.
Ces poèmes servent à la prière liturgique des Juifs et des Chrétiens encore aujourd’hui.
Comme souvent chez PRIXM, on vous invite à faire un petit détour par l'étymologie, en grec et en hébreu…
Bref, « psaume », « hymne » ou « cantique » … tous ces mots ont en commun de faire allusion à la mise en musique, parce que les psaumes sont des petits poèmes destinés à être chantés.
On dénombre 150 psaumes, qui se regroupent en 3 grands genres littéraires. Chaque genre littéraire correspond à une tonalité et une intention particulière.
Les psaumes sont par excellence une manière poétique de s’adresser à Dieu. Dans un recueil d’entretiens, le théologien orthodoxe Olivier Clément parle de l’importance de l’art pour habiter nos vies, et c’est parfait pour conclure notre numéro :
« L’art nous éveille. Il nous approfondit dans l’existence. Il fait de nous des hommes et non des machines. Il rend nos joies solaires et nos blessures saignantes. Il nous ouvre à l’angoisse et à l’émerveillement. »
Olivier Clément (1921-2009), Mémoires d’espérance, Paris, Desclée De Brouwer, 2003 ; p. 19
Le mot « psaume »vient du grec psalmos, qui désigne un chant accompagné d’un instrument à cordes. En hébreu, le livre s’intitule Tehillim, qui signifie « louanges ». Les psaumes sont donc des poèmes-prières chantés, adressés à Dieu.
Les psaumes expriment différentes palettes d'émotions : joie, tristesse, confiance, colère, gratitude…
Ils servent à :
C’est un livre de prières universelles et intemporelles.
À l’origine, les psaumes étaient chantés avec accompagnement musical (harpe, cithare, cymbales, trompettes…). Ils faisaient partie du culte du Temple de Jérusalem. Leur forme poétique et rythmique montre qu’ils étaient conçus pour être proclamés, chantés et priés en communauté.
Traditionnellement, le roi David est considéré comme l’auteur principal, mais le recueil est collectif :
C’est une œuvre spirituelle vivante, écrite sur plusieurs siècles.
Les psaumes peuvent se classer en 3 catégories :